Le tapis et la santé

Le tapis et la qualité de l'air intérieur

Le tapis est avantageux pour la santé respiratoire

La qualité de l'air intérieur - un portrait global

Certains décorateurs et sélectionneurs d'échantillons hésitent toujours à recommander le tapis comme étant un outil de design et à encourager son utilisation dans les nouveaux édifices et foyers en raison de préoccupations non fondées concernant la mauvaise qualité de l'air intérieur résultant de l'installation de tapis.

Depuis 1993, les membres manufacturiers de l'Institut canadien du tapis se sont volontairement conformés à une norme industrielle rigoureuse qui établit les limites de tolérance relatives aux niveaux d'émissions de composés organiques volatils (COV) de certains produits. Le programme sert à contrôler les niveaux de COV, à recueillir des données scientifiques, à éliminer les produits indésirables et à assurer une base solide au regain de confiance du consommateur. Des échantillons de tapis sont acheminés directement de la chaîne de fabrication à un laboratoire privé dans un emballage hermétique, où ils sont soumis à des tests.Les tapis qui réussissent ces tests sont identifiés au moyen de l'étiquette GREEN LABEL apposé à l'endos des échantillons de tapis.

Des recherches effectuées par Host/Racine (un fabricant et fournisseur d'équipement et de matériel de nettoyage de tapis) ont démontré que « le tapis est un atout pour la salubrité des environnements intérieurs ». Après avoir recueilli des données dans diverses écoles et résidences privées, la compagnie a été en mesure de déterminer que les substances allergènes issues de spores de moisissure, la poussière, les poils de chien et le pollen suspendus dans l'air intérieur, tombent sur le tapis ou y sont déposés par des marcheurs. Une partie de leur étude conduite entre 1995 et 1997 dans dix-sept salles de classe situées au Nebraska, au Wisconsin, en Floride et en Caroline du Nord, et qui consistait en l'analyse des niveaux de spores de moisissure, a indiqué que l'air contenait beaucoup moins de spores que le tapis, et dans certains cas, moins de 1 p. 100 des niveaux trouvés dans le tapis. Le tapis joue un rôle de filtre et de capteur, en ce sens qu'il garde les produits biologiques à l'extérieur de la zone de respiration jusqu'à ce qu'on les enlève facilement en passant l'aspirateur.

Les résultats obtenus dans le cadre d'un certain nombre de projets effectués en Suède et en Norvège ont prouvé qu'on ne peut établir de lien entre les tapis et la mauvaise qualité de l'air intérieur. Le consultant norvégien Gaute Flatheim, chef de file en environnement intérieur, en est arrivé à la conclusion que le mythe voulant que les « surfaces de plancher textile » contribuent à la mauvaise qualité de l'air intérieur semble injustifié.

L'institut d'essai norvégien Rogaland Research a effectué un test comparatif entre des surfaces de plancher dur et textile dans quatre salles de classe à Lilliehammer, en vue de découvrir quel type de revêtement de sol serait le plus susceptible d'assurer une meilleure qualité de l'air intérieur. On a donc installé du tapis dans deux salles et un revêtement à surface dure dans les deux autres. Des mesures conformes aux normes de la qualité de l'air intérieur ont été prises avant, pendant et après les heures d'école. Le chercheur scientifique Ernst Olsen a déclaré: « Les classes dans lesquelles on a posé du tapis donnent de résultats un peu plus positifs que celles où on a installé un revêtement à surface dure. La poussière fine semble demeurer dans les tapis. » Ces résultats, ajoutés aux autres avantages que procure le tapis (réduction du bruit et une amélioration perçue dans le standard des salles, pour n'en nommer que deux), indiquent que le tapis peut être bénéfique, du fait qu'il améliore la qualité de l'environnement tant au travail que dans les édifices scolaires.

Bien que dans les établissements de soins de santé on perçoive le tapis comme étant moins hygiénique que le revêtement de sol à surface dure, une étude récente conduite par le US Center for Disease Control a révélé qu'aucune augmentation de croissance bactérienne ou fongique (groupée sous l'expression «microbienne») n'a été trouvée dans les tapis d'un hôpital comparativement au revêtement à surface dure, quand le tapis est correctement entretenu.

Les COV, le tapis et la qualité de l'air intérieur

Toute substance vivante est composée de produits chimiques organiques, à l'instar de beaucoup de matières utilisées pour fabriquer des produits ménagers et des matériaux de construction. Les composés organiques volatils (COV) sont assez légers pour s'évaporer à la température ambiante et s'échappent donc dans l'air. La plupart des COV sont inoffensifs dans les concentrations trouvées dans la vie normale. Par exemple, le méthane est produit par les animaux, mais il n'est pas considéré dangereux dans les concentrations trouvées dans les étables abritant des vaches laitières. De même, l'alcool éthylique est transmis par les cocktails, mais il n'est pas dangereux dans les concentrations trouvées dans les bars.

Dans les nouvelles maisons ou les nouveaux bureaux, une odeur de « maison neuve » provient des COV transmis par des éléments tels la peinture, les panneaux de particules, les meubles et le tapis. Cette odeur s'atténue rapidement. Normalement, elle ne dure que quelques semaines en raison de la ventilation et de la réduction des émissions. La plupart des gens aiment l'odeur d'une maison neuve. Selon notre expérience à l'Institut canadien du tapis, les consommateurs ne s'en sont jamais plaints.

Certains se préoccupent toutefois de la composition de l'air intérieur, et les scientifiques cherchent toute relation pouvant exister entre les COV contenus dans l'air intérieur et les préoccupations des gens pouvant être hypersensibles à certains COV.

Comme les occupants d'une nouvelle maison commencent à utiliser des produits ménagers (par exemple, poli à meubles, fixatif) qui transmettent des COV, la teneur en COV de l'air intérieur augmente à un niveau qui est ensuite maintenu de façon plus ou moins constante. Entre-temps, la teneur en COV des matériaux de construction et des ameublements continue à diminuer jusqu'à ce qu'il n'en reste pratiquement rien. Il se produit alors un croisement dans les premiers mois d'occupation, quand les émissions provenant des produits de consommation l'emportent progressivement sur les émissions résiduelles issues des matériaux de construction et des ameublements.

Depuis 1993, les membres manufacturiers de l'Institut canadien du tapis se sont volontairement conformés à une norme industrielle rigoureuse qui établit des limites sur les niveaux d'émissions de COV de certains produits. Le programme assure le contrôle des niveaux de COV, la cueillette des données scientifiques, le filtrage des produits inadmissibles et permet au consommateur d'acheter en toute confiance. Des échantillons de tapis sont envoyés directement de la chaîne de fabrication, dans un emballage hermétique, vers un laboratoire privé où ils sont déclarés satisfaisants ou non satisfaisants.

Les consommateurs peuvent identifier les tapis qui ont satisfait au programme, au moyen de l'étiquette GREEN LABEL apposé à l'endos des échantillons de tapis. Cette étiquette indique que le tapis répond aux normes du programme de qualité de l'air intérieur de l'Institut canadien du tapis.

Un nouveau tapis, fraîchement sorti de l'usine de tapis où il a été fabriqué, roulé et emballé aura une odeur de « tapis neuf ». Cette caractéristique est plus perceptible au moment d'ouvrir le rouleau et elle peut continuer de l'être pendant quelques jours par la suite. Les consommateurs ou les gérants d'édifices qui prévoient réduire la teneur en COV de l'air intérieur devraient porter une attention particulière à la ventilation des espaces nouvellement couverts de tapis dans les premiers jours après la pose. Dans les rares cas où l'hypersensibilité d'un individu constitue un problème, il est possible de s'entendre pour que les rouleaux soient ouverts et étendus à plat à l'extérieur du site pendant quelque temps avant d'être livrés et installés.

La plupart des COV contenus dans les rouleaux de nouveau tapis disparaissent en moins d'une semaine. À ce moment, le consommateur reçoit un couvre-sol essentiellement libre de COV et on peut s'attendre à ce qu'il conserve ses caractéristiques sur les plans de la couleur, du confort, de la suppression du bruit et du service coût-efficacité pendant beaucoup d'années à venir. 

Les tapis et les particules dans l'air

L'industrie canadienne du tapis le clame sur tous les toits depuis longtemps: les fibres du tapis emprisonnent les poussières, polens et autres allergènes jusqu'au passage soigné d'un aspirateur performant.

Une bonne partie des particules captives dans les fibres du tapis ne se rendent jamais dans la zone de respiration (zone qui, en passant, est plus rapprochée du sol dans les écoles), comme en font foi les deux tableaux qui suivent.

L'un compare les particules contenues dans l'air suite à la marche sur un tapis et sur une surface lisse, l'autre suite au nettoyage par aspirateur de ces mêmes surfaces poussiéreuses. Les tests ont été supervisés par le Professional Testing Laboratory de Dalton, Géorgie, aux USA.

Cliquer ici pour une autre étude sur les particules dans l'air.